• Publié le 08.05.2024

Une journée de valorisation des pratiques de bien-être à l’école

Climat et bien-être à l’école

Le 25 mars dernier, une centaine d’acteurs de l’école se sont réunis à l’Université de Liège, afin de croiser leurs regards sur les pratiques impactant le bien-être psychologique et social des élèves. Une initiative qui s’inscrit dans la volonté du Pacte pour un Enseignement d’excellence de déployer une action structurée, cohérente et durable en vue d’améliorer le climat scolaire et le bien-être des élèves.  

Directions et enseignants, agents PMS, Délégués au contrat d’objectifs, membres de l’IFPC… Cette journée de réflexion organisée par la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), en collaboration avec l’ULiège, a attiré un public varié et motivé. Car, comme le rappelle, dans son introduction, Anne Hellemans, Directrice générale adjointe de la Direction générale de l’enseignement obligatoire, « accroître les indices de bien-être à l’école et l’amélioration du climat scolaire est l’un des 7 objectifs fixés par le Pacte ». 

Une revue de dispositifs internationaux 

Le Département des Sciences de l’Education de l’Université de Liège a dès lors mené une étude financée dans le cadre des travaux du Comité scientifique du Pacte1. Objectif : identifier les caractéristiques des interventions et des dispositifs utilisés à l’étranger qui sont les plus susceptibles d’améliorer le bien-être psychologique et social des élèves. « Ce ne sont pas moins de 82 études issues du monde entier qui ont été analysées, précise la première oratrice de la journée et co-auteure de la recherche, Sophie Bricteux, Chercheuse au Service d’analyse des Systèmes et des Pratiques de l’enseignement à l’ULiège. Avec comme conclusion qu’il existe bien des interventions qui ont des effets positifs sur le bien-être des élèves et que le type de dispositif a un impact, certains induisant des effets plus importants que d’autres. » C’est ensuite à Ariane Baye, Directrice du Service d’analyses et interventions dans les domaines du décrochage et de l’exclusion à l’ULiège, de prendre la parole. Elle explique, notamment, que la qualité de mise en œuvre d’un dispositif est une condition nécessaire pour obtenir les effets attendus. « Différents facteurs influencent cette fidélité d’implantation, précise-t-elle : les croyances des enseignants, le leadership de la direction, la stabilité des équipes, la dynamique de collaboration… »  

Plaisir et satisfaction 

La matinée se poursuit avec l’approfondissement de trois théories ou cadres d’interventions, qui sont à la base de pratiques ayant démontré des effets positifs sur le bien-être des élèves. Marc Cloes, Professeur honoraire (Service Intervention et Gestion en Activités physique et sportives) de l’ULiège, évoque la théorie de l’autodétermination et insiste sur la notion de motivation. Interrogé sur Wooclap avec la question : « Que ressentez-vous quand vous faites quelque chose qui vous motive ? », le public met en avant le plaisir et la satisfaction. « Pourquoi donc, se demande le chercheur, ne pas faire un maximum de choses pour que les élèves ressentent de la satisfaction et du plaisir ? » Cette conférence semble avoir interpellé les participants, notamment Philippe, qui a enseigné dans le qualifiant : « Je suis très préoccupé par la recherche de solutions pour motiver les élèves et faire en sorte qu’ils trouvent de l’intérêt pour la matière enseignée. Essayer de leur donner du plaisir à apprendre, c’est le point-clé… » De son côté, Valérie, chargée de mission pour WBE, estime qu’« il faut responsabiliser les élèves, les impliquer activement dans les apprentissages, essayer de présenter les choses de façon ludique pour entrainer du plaisir et amener une forme de satisfaction. »  

Un peu de méditation 

Après une pause-café bienvenue, la matinée se poursuit avec Denis Bertieaux, Assistant de recherche en Sciences de l’éducation à l’Université de Mons, qui fait le point sur la théorie de la psychologie positive, dont les apports sont une amélioration du bien-être, une diminution du stress et de la dépression. Enfin, Marie Botman, institutrice qualifiée en pleine conscience (MBSR-ULB), éveille le public à la pratique de la méditation ou Mindfulness, basée sur la respiration et les 5 sens. « À l’école, cette pratique développe les compétences socio-affectives, diminue le stress et l’anxiété, améliore les habiletés d’adaptation, les capacités d’attention… », constate-t-elle. Pour en avoir le cœur net, elle propose aux participants une petite séance de méditation juste avant la pause de midi… Transition idéale vers la suite de la journée. Le travail se poursuit en petits groupes, qui réfléchissent aux conditions nécessaires pour que les pratiques évoquées en matinée puissent être implantées dans nos écoles et produire les meilleurs effets.  

Alimenter le chantier du Pacte 

La matière récoltée au cours de cette journée alimentera la suite des travaux du chantier du Pacte « Démocratie scolaire et bien-être à l’école ». L’objectif étant, à terme, de favoriser l’innovation et de diffuser dans les écoles de la FWB les bonnes pratiques impactantes destinées à améliorer le bien-être des élèves.  

 

« Le bien-être à l’école – Analyse comparative internationale visant à identifier les caractéristiques des initiatives, dispositifs, pratiques visant le bien-être des élèves de l’enseignement secondaire »  (PDF)

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